La lettre d’octobre 2026

Comme chaque année en Inde et dans les villages proches de l’école, la mousson est d’une importance capitale : trop importante, elle est dévastatrice ; trop courte, elle donne de mauvaises récoltes. Cette année, elle n’est ni l’une ni l’autre : 60% seulement des pluies attendues se sont produites, permettant une seule récolte de riz mais limitant la possibilité pour les autres cultures d’avoir une croissance saine.

Par ailleurs, en ce qui concerne l’école, il sera nécessaire de réparer les dégâts causés par l’eau et l’humidité et de repeindre sans tarder.

Les élèves, quant à eux, viennent de passer les examens semestriels. Dans les semaines qui ont précédé, les enseignants ont veillé à bien compléter le programme et à revoir des sujets importants avec eux pour les aider à se préparer. Et il semble que tout se soit bien passé.

Après ces moments studieux, des élèves se sont produits en spectacle à Bodh Gaya, à l’occasion de la célébration du 162ème anniversaire de la naissance de Srimath Anagarika Dharmapala, un personnage important du bouddhisme. Ils ont pu montrer leurs talents, fruit d’un travail de préparation acharné, et ont reçu des prix, ce qui a fait la fierté de l’école.

Par contre, certains élèves se sont avérés être très irréguliers dans leur fréquentation de l’école. Malgré les efforts déployés pour les encourager à venir régulièrement, leur assiduité ne s’est pas améliorée. Par conséquent, Rajesh propose d’exclure une douzaine d’élèves. Les parrains vont être prévenus, et s’ils le souhaitent, ils pourront continuer leur parrainage et ainsi permettre à un jeune enfant d’intégrer l’école.

Amélioration des salles de classe

Sumit nous a fait part de ses idées suite à ses visites d’école dans l’état d’Uttarakhand. Il a pu observer notamment des salles de classes plus modernes, avec un bon éclairage naturel et des bancs confortables. Il pense que ces conditions sont importantes pour favoriser l’apprentissage. Ces suggestions vont nous aider à améliorer nos salles de classes, à commencer par celles des petits, sombres et mal équipées.

En effet, les jeunes enfants n’ont pas de bancs et sont assis au sol sur des sortes de matelas. En hiver, ils doivent laisser leurs chaussures hors des salles de classe, et toutes les chaussures sont du même modèle, elles se mélangent donc un peu. Et en hiver, sans chaussures, il est difficile pour les jeunes enfants de se protéger du froid. En outre, dans les salles du rez-de-chaussée, les fenêtres ne sont pas assez larges, et par conséquent, ces salles de classe construites il y a 23 ans maintenant sont un peu sombres.

Photo des élèves

Comme tous les deux ans, l’école a entrepris de photographier tous les élèves, un par un, afin que nous puissions les envoyer à leurs parrains. La qualité des portraits n’est pas toujours au rendez-vous, et il est difficile de demander à un enfant indien de sourire devant un appareil. Mais cette opération est toujours très appréciée, et suscite parfois l’étonnement, «qu’est-ce qu’elle a grandi ! », ou « il a de la moustache maintenant ! ».

Medical camp

En octobre, l’école va organiser un « medical camp » : une journée médicale gratuite pour les villageois. L’école est actuellement en contact avec un bon médecin pour organiser cet évènement. Cette journée de consultation permettra de fournir des bilans de santé et des conseils médicaux à de nombreuses personnes.

Home – Refuge pour personnes âgées

Deux hommes âgés vivant à 45 km souhaitent venir dans notre maison de retraite. Rajesh et Sumit leur rendront visite chez eux pour comprendre leur situation et prendre les dispositions nécessaires pour leur séjour.

Conclusion

Le fonctionnement de l’école, sa capacité à s’adapter, l’orientation donnée par Rajesh et Sumit à l’accès à la santé et à la protection des plus vulnérables restent une exception pour les villages entourant Bodh Gaya.

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