Lettre d’information de mars 2021 (N° 37)

La vie de l’école

L’école, fermée depuis le 24 mars 2020, a complètement rouvert pour tous les élèves au début du mois de janvier 2021 !

Les plus grands élèves, ceux des classes 9 et 10, assistent aux cours depuis fin septembre, ceux des classes 5 à 8 depuis le 1er décembre; maintenant tous les enfants peuvent enfin venir à l’école, et reçoivent un enseignement et un bon repas à midi, la routine a repris !

Et le directeur de l’école, Rajesh, nous dit que les enfants et leurs familles sont très heureux. Les temps changent : à la création de l’école, les parents étaient très réticents, craignant de perdre le peu d’argent que les enfants gagnaient au travail !

Comme chaque année, les examens de passage dans la classe supérieure ont lieu la seconde semaine de mars, et l’examen régional de fin d’études des élèves de la classe 10 se passe le 17 février à la ville de Gaya.

L’école compte, en fin d’année 2020-2021, 299 élèves, dont 165 filles; le dernier élève rentré est le 550ème enfant parrainé depuis le début de l’école.

L ‘année dernière, Rajesh a acheté un ensemble d’outils pédagogiques pour les élèves de maternelle et de classe 1 (CP), des éléments de plastique représentant des animaux, fleurs et fruits, ainsi que les lettres de l’alphabet occidental, pour associer les lettres aux mots anglais.

Quant au centre médical, il a été fermé de fin mars au 1er mai 2020, et fonctionne normalement depuis, avec plus de 50 consultations par jour; lavages de mains, masques et distances au moins pour les soignants… Les cours de couture ont repris également.

Les examens

Comme chaque année, l’examen régional de fin d’études des élèves de la classe 10 se passe dans la ville de Gaya, le 17 février cette année.

Les examens de passage dans la classe supérieure des autres élèves ont lieu la seconde semaine de mars .

L’examen a lieu de 9h à 11h30, un jour par sujet, les classes sont mélangées de façon que deux élèves de la même classe ne soient pas assis à côté l’un de l’autre, de façon qu’ils ne puissent copier !

  • il y a 8 matières pour les plus âgés : hindi, anglais, math, sanskrit, connaissances générales, histoire / géographie / instruction civique, Science (physique, chimie, biologie), plus un oral
  • et 5 matières pour les plus jeunes : hindi, anglais, math, dessin, plus un oral.

Pour une matière, les professeurs choisissent 15 questions, et c’est Rajesh qui en sélectionne 10.

Divers

Même si la pandémie fait en Inde 10 fois moins de morts par million d’habitants qu’en France, elle a occasionné, comme partout dans le monde, des bouleversements dans la vie quotidienne des indiens, confinement, interdiction de travailler, difficultés de ravitaillement, faim, inquiétudes… certains pères de nos élèves se sont retrouvés au chômage et ont été contraints de changer de travail… Les colis que Rajesh et sa famille ont confectionnés et distribués aux villageois pauvres ont été les bienvenus !

La pandémie semble s’atténuer maintenant en Inde.

La réglementation en Inde veut qu’une voiture qui a plus de 15 ans ait l’interdiction de circuler sur route, sous peine d’amende et de confiscation; nous sommes dans l’obligation de remplacer la voiture de l’école avant le 27avril, ce qui nous coûtera environ 12 000€.

Le 16 février, la fête de Swarasti, déesse de l’éducation, a été célébrée à l’école avec les élèves et plus de 500 villageois.

Le gouvernement indien a imposé en janvier aux ONG en Inde l’ouverture d’un nouveau compte bancaire habilité à recevoir les dons, nouveaux tracas et un voyage à New Delhi pour Rajesh.

Un gros don

Le secrétariat de UEABG a été contacté dès 2011 par une personne de Vittel qui, suite à plusieurs voyages en Inde, a eu l’opportunité de créer une école pour les enfants très pauvres dans un village à 25 km au nord de Bodh Gaya. Cette dame, Flore, avec l’aide d’une poignée d’amis, s’est dépensée sans compter pour recueillir de l’argent afin de construire l’école et la faire fonctionner (vente d’objets rapportés d’Inde, théâtre amateur, vides-greniers, ventes de chocolats, gaufres…, et parrainages); à chacun de ses voyages, tous les membres accompagnants chargeaient leurs valises de vêtements pour les enfants, etc.

Bien qu’en France le succès soit au rendez-vous, après 10 années d’existence, ne pouvant obtenir de l’Inde (plus précisément du FCRA) un document administratif l’autorisant à envoyer de l’argent, et sous peine de graves sanctions, elle a été obligée, la mort dans l’âme, de dissoudre son association française School de Tarra, et de fermer l’école en Inde. Les enfants habitant loin de notre école, il ne nous a pas été possible de les accueillir.

A la dissolution de cette association, l’argent restant, suivant les statuts, a été donné à trois associations humanitaires, dont la nôtre. Nous avons donc reçu 11 248 €, que nous pensions dépenser en cas de coup dur.

Ce don vient à point pour nous permettre de changer la voiture de l’école !

Parrains et Donateurs

Aucun parrain n’a pu, bien entendu, aller à l’école depuis février 2020.

Nous avons envoyé par mail des messages informant de la situation en Inde, de la fermeture puis de la réouverture de l’école : plusieurs parrains ont montré leur intérêt et envoyé des réponses immédiates.

Un grand merci à ceux qui ont continué à donner malgré leurs difficultés financières, et à ceux qui ont donné plus pour aider les élèves et villageois indiens en difficulté; et nous souhaitons bon courage à ceux qui sont affectés dans leur vie par la pandémie.